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Les cabines de bronzage sous le feu des critiques

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©iStock / City Presse

Pour protéger les consommateurs et sensibiliser les professionnels aux dangers des UV, un nouveau décret vient renforcer la réglementation en matière de cabines de bronzage.

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©iStock / City Presse

À l'approche de l'été, beaucoup d'entre nous sont tentés par les séances de bronzage en cabine, histoire de ne pas arriver blancs comme un cachet d'aspirine sur les plages. Sauf que, naturellement ou artificiellement, l'exposition répétée aux rayons ultraviolets est particulièrement nocive pour la peau et entraîne de nombreuses pathologies, notamment des cancers. Dans un souci de santé publique, le gouvernement a, il y a quelques mois, durci la législation pour les professionnels qui proposent des prestations de bronzage en cabine. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est aussi amenée à intensifier ses contrôles.

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©iStock / City Presse

Une réglementation renforcée

Le 27 décembre dernier, un décret, publié au Journal officiel, est venu renforcer la réglementation en matière de cabine de bronzage. Depuis cette date, « tout professionnel qui met un appareil de bronzage à la disposition du public ou participe à cette mise à disposition atteste au préalable d'une formation ». En clair, il est question ici de former et de sensibiliser le personnel aux dangers sanitaires des UV. Cet apprentissage permettra d'obtenir une attestation valable cinq ans, après lesquels il faudra justifier d'une nouvelle formation.
Par ailleurs, étant donné que les cabines de bronzage sont soumises à d'autres règles strictes, notamment pour s'assurer de la conformité du matériel, la DGCCRF est aussi amenée à intensifier ses contrôles pour faire respecter la réglementation. La priorité, ici, ce sont surtout les instituts de beauté et les centres de bronzage, bien avant les salons de coiffure et les parfumeries.

Quelles obligations pour les professionnels ?

En pratique donc, le professionnel doit, entre autres, avertir le client des risques sanitaires qu'il encourt lors d'une séance de bronzage et afficher clairement les prix pratiqués. Le matériel utilisé doit également être déclaré à la préfecture et des contrôles techniques doivent être effectués tous les deux ans par un organisme accrédité par le Cofrac (le Comité français d'accréditation). Enfin, désormais, le personnel chargé de surveiller les prestations UV doit donc être formé.

Des efforts à poursuivre

Parmi les contrôles déjà opérés par la DGCCRF, les enquêteurs ont noté des bons et des mauvais points. Si l'information sur les prix ainsi que la mise à disposition de lunettes anti-UV sont bien respectées, en revanche, les avertissements de sécurité dispensés aux clients ne sont pas toujours complets et les contrôles de conformité des cabines pas toujours effectués.

En effet, les notices explicatives et les précautions d'usage sont rarement affichées dans les centres de bronzage et la publicité qui vante les mérites de ces appareils n'est pas suffisamment explicite concernant les risques encourus. De plus, si les opérations promotionnelles de type « la première séance à un euro » sont désormais interdites depuis janvier 2016, beaucoup semblent continuer à braver l'interdit. Professionnels, attention donc, car la DGCCRF ne lésine plus sur les sanctions !

Minimiser les risques

Si, malgré les risques encourus, vous souhaitez continuer à utiliser les cabines de bronzage, soyez vigilant. Portez systématiquement des lunettes anti-UV, ne vous exposez pas avec du maquillage, ne dépassez pas la durée d'exposition prévue et respectez un délai de 48 heures minimum entre deux séances. Enfin, sachez que certains médicaments sont photosensibilisants et qu'il faut donc bannir toute séance de bronzage lors d'un tel traitement.

M.K.
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