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Réussir la première tonte de printemps

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Lorsque le gazon reprend sa croissance, la première tonte printanière et les soins qui s'ensuivent représentent un moment crucial qui va influencer la bonne tenue de votre pelouse jusqu'à l'automne suivant. Une opération à soigner aux petits oignons, donc !

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©iStock / City Presse

La perception de la hauteur excessive de l'herbe variant selon que l'on est amateur de golf ou de fleurs des prés, la date de la première tonte change, elle aussi, en fonction des humeurs de chacun. « Tout est relatif », disait Albert Einstein. Début mars ou mi-avril, la date est donc fluctuante et ce n'est pas là l'essentiel. En revanche, tout occupé qu'il est à vérifier que les performances de sa tondeuse lui permettront, cette année encore, de tondre vite, le jardinier oublie trop souvent qu'il doit avant tout prendre le temps de tondre bien. Car, de cette première tonte, dépend en grande partie la bonne tenue du gazon pour toute la saison à venir. « La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque ». Ça aussi, c'est d'Einstein.

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©iStock / City Presse

Ne pas rater la première tonte

Il revient à chaque jardinier de fixer la date de la première tonte de l'année selon ses envies et ses besoins. Néanmoins, il est recommandé d'effectuer un passage précoce, afin de prodiguer rapidement au gazon tous les soins qui lui permettront de bien se comporter par la suite. Pour cela, laissez pousser l'herbe à environ 8 cm avant de la ramener par la tonte à 4 ou 5 cm de hauteur. Agissez sur un gazon sec, plutôt en milieu de journée si les rosées matinales sont fréquentes. En effet, une herbe trop humide se coupe mal et se ramasse difficilement. Or, il est important de ne pas laisser de déchets de tonte au sol pour ce premier passage.

Tondre court pour diagnostiquer

Une tonte courte revigore les touffes d'herbes en provoquant la multiplication des brins. De plus, elle permet de faire plus facilement un point sur l'état général de la pelouse et de repérer les éventuels dégâts apparus durant l'hiver. Vous pourrez ainsi évaluer les besoins ultérieurs en semis de regarnissage ou en scarification si la présence de feutre est importante. Vous en profiterez pour localiser les zones envahies par la mousse ou les mauvaises herbes, marquer les trous à combler, etc..

À table

Sur cette herbe courte et prête à démarrer, il est opportun d'épandre un amendement car la terre lui est plus facilement accessible. L'apport de compost (deux à trois pelletées par mètre carré) est une opération fastidieuse et salissante (le gazon est « noirci » durant quelques jours) mais très bénéfique pour le sol. En complément, l'apport d'un engrais organique spécial gazon (riche en azote) se destinera à nourrir directement la pelouse à court et moyen terme. Gardez cependant à l'esprit, qu'en toute logique, plus vous mettrez d'engrais… plus vous devrez tondre.

Les soins « premium »

On peut choyer son gazon en effectuant après cette première tonte un passage au rouleau, afin d'écraser les touffes sur le sol et de favoriser leur enracinement, gage de vigueur future. De même, l'aération et le décompactage des sols tassés s'avèrent judicieux. Utilisez pour cela un rouleau aérateur équipé de picots, et, s'il vous reste du courage, jetez du sable à la volée pour garnir les trous. Les éventuelles opérations de scarification, de désherbage ou de nivellement, impliquant un semis de regarnissage, se feront un peu plus tard, en avril, lorsque la hausse des températures garantira la levée des graines.

Benoit Charbonneau
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